Venimeuses (12/10/2008)

Ou encore:
"Ce que Carla doit endurer!"*


Longtemps sourde muette et aveugle à ce si puissant ressort humain, j'ai attendu ma cinquième décennie pour m'y frotter le cuir…Et alors là, je vais vous dire: ça pique, ça racle, ça mord et ça brûle. En un mot ça agace et ça détruit.
Oh les situations sont multiples! J'ai caressé un temps l'envie tenace d'en dresser un répertoire, une suite de "Caractères" en belles Lettres, celle-ci avec ses amitiés inventées, celle-là avec l'inventaire de ses vacheries distillées au compte-gouttes,parfois par personnes interposées, celui-là encore avec ses envies et sa mauvaise foi, toutes les remarques hypocrites et les ficelles coupe-jarret.
Et puis à quoi bon tomber dans le piège de leur accorder tant d'importance, à ses faux dévots de l'amitié, à ces pissent-vinaigre familiaux, à ces despotes racornis sur un rêve d'allégeance, fondé sur qui, sur quoi?
Tout est prétexte aux jaloux: une amitié qui se crée sous leurs yeux, quelques kilos de moins sur les hanches qui pèsent sur le coeur en face, quelques compliments trop publics, un meuble en héritage ou même un malheur dont on parle et un Bonheur qu'on reconstruit, crime suprême!… La palette est vaste, infinie pourrait-on dire, et presque personne n'y échappe.
Alors sans règlement de compte particulier mais dans le but bien défini de jeter la coupe au loin et de me débarrasser des scories de ces jalousies larvées qui grouillent sous nos pavés, je me suis amusée un brin et bois la lie: je confie mon délire à la toile, si ça vous amuse, c'est parfait mais éphémère, , si ça vous lasse, fuyez, ça ne vous rattrapera pas…

De tous les fléaux de l’Humanité
Le plus écoeurant, Ce Virus infâme
Logé au coeur, il pourrit les âmes
Tare les fratries, gâte les amitiés
Se joue de nos amours, ficelle nos peines
De ses recettes "Querelles pleines."

Sur son chemin, muni de deux outils
Bien aiguisés, parés et apprêtés,
Il darde ses aiguillons, ses flèches
Empoisonnées comme des pointes sèches
Au plus profond des liens régentés
Par la tyrannie de Haine ressentie.

Dès le berceau on l’a vue réagir
À la bile du nouveau- né, son fiel
Ajouté, débordant sur ses frères
Son haleine surie, ses jeux pervers
Instituant leur devoir potentiel
« À la Petit’ vous devez obéir!»

Calomnie et Zizanie pour amies
Elle s’entoure d’une volée d’ennemies
Aveuglées de médisances choisies
Bonnes paroles, mensonges à demi
Elle sème à tous vents, message trahi
Vérités arrangées, Amour banni.

D’une voix forte, parfois, elle aboie :
Ses franches remontrances ouvrent grand
Le débat, la mesure du désarroi
Elle s’épanche, déverse ses émois,
Réclame Attention et Dévouement,
Compassion, Profession de Foi…

Méfiance pour sa victime émue !
Elle ne suit qu’une règle, qu’une loi
Sur les Humains, elle a jeté sa glue
Sous Pardon ni Pitié elle ne ploie
Calomnie et Zizanie pour amies
Sur le Monde règne La Jalousie.


*Rassurez-vous, je n'établis aucun parallèle entre ma petite personne et la superbe jeune femme qui parade sur les unes des magazines, merci à elle de ne pas se froisser du clin d'oeil …

19:50 | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : écriture, dire, poésie, ras le bol, jalousie, problèmes relationnels | |  del.icio.us |  Facebook | |  Imprimer